Community Management: la filière vin (encore) en retard?

Châteaux, vignerons indépendants, syndicats, distributeurs et négociants, la création de comptes et pour ces professionnels du est indéniable et il suffit de faire un simple tour d’horizon sur les réseaux sociaux pour le vérifier. Mais quand est-il vraiment de leur utilisation au jour le jour? Quels objectifs y sont associés?

 

Un constat simple mais évocateur est celui des pages initiées mais qui, faute de temps, ou de moyens, ont été laissées en friche. De nombreuses propriétés sont présentes sur les réseaux sociaux mais leurs comptes associés dénotent souvent de longues périodes d’inactivité.

 

Time is money

 

L’une des raisons évidentes est le manque de temps car il est vrai que le travail d’animation peut devenir chronophage, le community manager passant une bonne partie de son temps de travail sur une mission classique de veille (actualité, concurrence etc.).

 

Le community manager est avant toute chose un collecteur d’informations, à lui de les utiliser à bon escient afin d’alimenter le blog (s’il existe), Facebook, Twitter et autres supports numériques. On comprendra donc la difficulté pour les structures à taille humaine de s’investir pleinement dans un métier à part entière.

 

La question du ROI

 

Le retour sur investissement est un argument souvent évoqué pour contrebalancer tout engouement pour une éventuelle stratégie social media, ce qui est tout particulièrement vrai pour le secteur viticole qui cultive une approche pragmatique avec des enjeux directement liés à la vente.

 

Le travail des réseaux sociaux ne pourra en aucun cas prétendre à des objectifs chiffrés : une raison suffisamment forte pour ceux qui n’en verraient pas l’utilité, de ne pas s’aventurer sur les réseaux sociaux. Il est en revanche possible de simuler les économies qu’une campagne SMO ( Social Media Organisation) bien menée peut apporter, notamment en comparant des clics générés via (et donc facturés!) et ceux via une page facebook par exemple.

 

L’utilité des réseaux sociaux pour la filière vin ?

 

D’après l’enquête SoWine 2010, Internet devancerait les guides d’achat ou la presse écrite magazine comme source d’information privilégiée pour préparer un achat de vin.

 

« En plus des sites web des producteurs, les blogs et forums s’imposent comme des sources d’informations auxquelles les consommateurs accordent une confiance prépondérante. 45% de ces lecteurs et utilisateurs fréquentent spécifiquement les blogs et forums traitant de vin et de gastronomie : 87% ont une confiance marquée dans l’information qu’ils y trouvent.

 

Enfin, L’étude montre que les acheteurs de vin ont une activité fréquente sur les réseaux sociaux (26% plus élevée que la moyenne), que ce soit pour y chercher de l’information, y donner des conseils ou simplement pour dialoguer. » [SoWine]

 

World Wide Wine

 

Internet permet de réduire les distances géographiques et dans le cas de la filière viticole de toucher par exemple des marchés émergents comme la Chine ou encore le Brésil pour les vins haut de gamme. De nombreux grands crus intègrent déjà au sein de leurs équipes des collaborateurs ayant pour langues maternelles celles de leurs marchés cibles afin de travailler les réseaux sociaux comme notamment Weibo, l’équivalent chinois de Facebook.

 

Alors,  bientôt une armada de Community Managers au sein des châteaux? On notera quand même que la tendance est bien réelle avec des châteaux et winemakers redoublant d’efforts sur les réseaux sociaux pour mieux maîtriser ce nouvel espace de communication… Affaire à  suivre!

 

3 conseils pour ceux qui souhaiteraient renforcer leur présence sur les réseaux sociaux

 

1- Définir des objectifs

 

Posez-vous tout simplement les trois questions suivantes: Qui? Quoi ? Comment ?

Quels sont les personnes que vous voulez cibler (professionnels du secteur viticole, consommateur final, négociants, journalistes)? Quels types de contenus allez vous diffuser et enfin, quels leviers allez-vous privilégier (Facebook, Twitter, outils de publication etc.). En effet, chaque réseau dispose d’un public différent et présente donc des opportunités en terme de diffusion bien spécifiques.

 

2 – Supprimer vos comptes inactifs sur les réseaux sociaux

 

Choisissez les réseaux que vous allez privilégier, il est préférable d’être efficace sur un seul réseau que sur une dizaine. Si vous disposez de boutons sur votre renvoyant vers des réseaux inactifs, n’hésitez pas à les faire disparaître le temps d’être opérationnel sur ces derniers! Gardez toujours en tête qu’une montée en puissance est progressive et qu’il faut éviter de donner l’image d’un profil à l’abandon ou non maîtrisé.

 

3 - Viser la qualité plutôt que la quantité

 

Diffusez un contenu riche, évitez le flooding ( la diffusion d’information à outrance) et essayer de trouver le tempo idéal pour vos publications. Enfin, n’oubliez pas que la diffusion automatisée (auto-tweet par exemple) de contenus est à proscrire… Enfin,  essayez d’établir une relation de proximité avec votre public cible en trouvant la bonne tonalité.

 

 

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